Mozart

Mozart


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Mozart était le fils d'un compositeur renommé, Leopold Mozart, musicien et violoniste à la cour du Prince archevêque de Salzburg. Dès l'âge de 4 ans, Wolfgang Amadeus apprend le clavecin et à 6 ans il écrit ses premières compositions. Léopold, conscient d'avoir mis au monde un authentique génie aux dons incroyablement précoces, décida d'entreprendre une tournée européenne afin de révéler au monde les talents prodigieux du jeune Mozart et de sa sœur aînée. Au départ de Salzbourg, ils visiteront tout d'abord Munich, Mannheim, Francfort, Bruxelles et Paris, entre autres. Wolfgang fit grande impression sur les plus hautes personnalités aristocrates européennes, comme par exemple la princesse autrichienne Marie Antoinette, qui allait devenir reine de France. Les voyages à Londres puis à La Haye seront de trop pour l'enfant, épuisé par la multiplicité des concerts ; il tombe assez gravement malade. Une pause dans sa tournée à travers les pays européens le fait revenir à Salzbourg où il composera La Finta semplice et Bastien et Bastienne en 1768 : il n'a que 12 ans. Une année plus tard, il poursuit son périple, en Italie cette fois-ci où il y rencontre Martini notamment. L'année 1771 verra Mozart composer Ascanio in Alba dédié au mariage de l'archiduc Ferdinand et de la princesse Marie-Béatrice de Modène. Datent de cette période six Quatuors à cordes, ainsi que la fameuse Symphonie n°29 et les premières Sonates pour piano en 1774. S'amorce alors une période plutôt malheureuse, le destin de Mozart se faisant déjà de plus en plus ressentir ; nombre de ses espoirs deviendront de vaines désillusions. Tout d'abord son second voyage à Paris ne lui apporte que tristesse et déception, le public français se montrant indifférent vis-à-vis de sa musique. La disparition soudaine de sa mère laissera place à une grande déception amoureuse ; sa belle promise, Aloysia Weber, chanteuse très talentueuse de laquelle Mozart s'était épris lors de son passage à Mannheim, finit par se marier avec un modeste portraitiste, provoque chez Mozart un insupportable chagrin d'amour, qu'il ne peut oublier que par la composition. Les malheurs de Mozart se poursuivent lorsque Mozart revient à Salzbourg pour y reprendre son poste de Konzertmeister au service du Prince archevêque Colloredo, un homme à la personnalité dure et orgueilleuse ; Mozart ne supporte plus cet esclavage aristocratique qui lui coupe sa créativité musicale, il se sent traité comme un valet, et refuse de passer le restant de ses jours à obéir aux ordres d'un maître ; conscient de son génie et de sa grandeur, il se savait destiné à de plus grandes et meilleures choses, préférant servir l'humanité entière plutôt que de cirer les bottes du Prince. Cet émancipation chez Mozart du concept de la liberté de l'artiste allait constituer le fond de toute une idéologie nouvelle par rapport à la musique et à l'art en général, qui allait être incarnée par le romantisme du 19ème siècle.
En 1781, Mozart est littéralement jeté dehors par le Prince. Mozart se lance alors dans une carrière de compositeur indépendant : c'est le premier à comprendre la musique comme art plutôt que comme matière artisanale. Le 4 août 1782, Mozart épouse Constance Weber, la soeur d'Aloysia. C'est le début d'une nouvelle phase un peu plus heureuse dans la vie du compositeur. Le couple s'installe à Vienne, où Mozart compte vivre de ses compositions, espérant recevoir une commande pour un opéra. A son grand bonheur, son projet de singspiel sera accepté, le fameux Enlèvement au sérail et sera très bien reçu lors de sa création au Burgtheater de Vienne. Joseph Haydn, qui s'est pris d'amitié pour Mozart, le pensait comme le meilleur compositeur de tous les temps. Durant ses premières années viennoises, Mozart compose entre autres les Symphonies Linz et Haffner, la Messe en ut mineur, nombre de sonates et de concertos, etc. Peu à peu cependant, Mozart connaît de plus en plus de difficultés financières, une pauvreté matérielle qui n'allait pas s'arranger jusqu'à sa mort. En 1785 Mozart compose son opéra Les Noces de Figaro qui connaîtra le succès aussi bien à Vienne qu'à Salzbourg. Mais ces quelques années plutôt heureuses seront brèves ; les malheurs de Mozart reviennent le hanter en 1787 lors d'un tragique évènement qui affectera énormément Mozart : la mort de son père. En son hommage il lui dédie son nouvel opéra, qui se révélera être sans doute son plus grand chef-d'œuvre dans le genre : Don Giovanni. Viennent ensuite des œuvres comme la Symphonie de Prague et la célèbre sérénade Une petite musique de nuit. C'est une période particulièrement féconde pour Mozart, qui doit inlassablement composer pour surmonter ses problèmes financiers. En 1788 il écrit ses trois dernières symphonies, n°39, 40 et 41, ainsi que le Concerto pour violon du Couronnement. Mais la situation de Mozart ne s'arrange pas, au contraire elle s'empire de jour en jour : il voit sa femme tomber malade, et se retrouve sous l'emprise de l'alcool. Pourtant, il compose encore : l'opéra bouffe Cosi fan tutte, par exemple, qui ne remporte qu'un succès mitigé. L'année 1791 sera sa dernière, mais il parvient à mettre ses dernières forces dans la composition de deux opéras: La Flûte enchantée et la Clémence de Titus. Son dernier chef-d'oeuvre, le Requiem, resté inachevé, sera composé sur son lit de mort. Mozart est mort le 5 décembre 1791 à 35 ans, après avoir passé dix années de dur labeur à Vienne, fortement endetté. Constance ne pouvait payer ses funérailles, ce qui fera de Mozart un cadavre anonyme jeté à la fosse commune.


"Le plus prodigieux génie l'a élevé au-dessus de tous les maîtres, dans tous les arts et dans tous les siècles"

Richard Wagner

"Le plus joué des compositeurs et, cependant, une musique qu'on ne cesse de redécouvrir dans son inaltérable fraîcheur. Le mystère Mozart ? Celui d'une éboulissante spontanéité qui masque un travailleur acharné. Sans jamais insister, il a tout dit. La grâce de cet artiste aimé des dieux n'est pas l'angélisme. Le sourire dont il éclaire la comédie humaine brille d'une lucidité intérieure. Inimitable. Unique."

Bernard Mérigaud, Télérama hors-série en 1991



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Mozart.... une précocité exceptionnelle, une inspiration des plus pures et des plus spontanées, un talent prodigieux et des dons innés pour la musique : quoi d'autre sinon l'idéal et parfait archétype du génie humain naturel ! Fraîche, belle dans sa simplicité et son apparente naïveté, la musique de Mozart est comme un souffle sincère de l'âme. Le cérébral, l'intellect n'y trouvent pas leur compte ; avec une souplesse toute lyrique, sa musique coule de sa plus paisible source, sans barrages ni cascades, tantôt lumineuse et ensoleillée, tantôt sombre et ombragée, le mystère qu'exprime la musique de Mozart est égal au mystère du génie qui l'habite…
Les contemporains de Mozart, mis à part Haydn, trouvaient sa musique trop sérieuse, et les romantiques la trouvaient trop légère et superficielle… Mais cette légèreté, n'est-ce pas justement ce qui fait la profondeur de Mozart, et sa magie, n'est-ce pas sa façon géniale d'aller à l'essentiel et d'exprimer le beau avec des moyens si simples ? Cela dit, je ne dirais pas cela de toute la musique de Mozart. Ses pièces pour piano, ses sonates, ses concertos, recèlent de passages forts émouvants lorsque le langage de Mozart est le plus personnel, le plus introverti. Mais je ne cacherai pas que Mozart me semble aussi assez ennuyeux, à d'autres moments… plus sérieux, plus classique, moins original, prisonnier des formes strictes de structure et d'écriture du classicisme, même si sa musique est toujours caractérisée par cette spontanéité naturelle.


Quelques anecdotes amusantes :

  • Après la première représentation du singspiel L'enlèvement au sérail en 1782 à Vienne, une phrase de l'empereur Joseph II est restée très célèbre : « Une musique formidable mon cher Mozart, mais il y a cependant quelque chose... Il y a je pense trop de notes dans cette partition ! ».Sur quoi, Mozart répondit : "mais quelles notes voulez-vous donc que j'enlève ?", ce qui laissa quelque peu l'empereur dans l'embarras...

  • Le célèbre Miserere de Gregorio Allegri (1532 - 1652) composé pour la semaine sainte eut un tel engouement que le pape Urbain VIII, jugeant ce morceau comme le plus beau du monde, décida d'en interdire toute copie de partition. Elle devait rester dans la propriété de l'Eglise et ne jamais en ressortir. Agé de 14 ans, Mozart eut l'occasion d'entendre cette oeuvre aux harmonies angéliques et paradisiaques lors de son passage à Rome en 1770. Après une seule écoute, Mozart réussit à transcrire l'oeuvre de mémoire ! C'est sans doute grâce à ce coup de génie de Mozart que l'oeuvre d'Allegri ait pu traverser les siècles.


Site riche & complet intégralement consacré à Mozart, sa vie, son oeuvre.
http://www.wa-mozart.net



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